Cours de fiqh zawâj : par le Docteur Hassan Amdouni

Dans le cadre des cours de fiqh zawâj dispensés par le Dr. Hassan Amdouni

Sommaires des cours ici plus bas.

Cours 1 :

  • Cours 1 : Durée du cours: 1h35 minutes + Séance questions et réponses.
    Par le Dr. Hassan Amdouni
  • Sommaire du cours 1 :

    1. Introduction au cours de fiqh Zawâj.

    2. Chapitre 1: La conception du système social en Islam et ses fondements. Cinq fondements :

      1. La 'Aqida (la foi musulmane)
      2. La fraternité
      3. L'Éthique et la morale.
      4. La justice et l'équités.
      5. La famille 

    3. Chapitre 2 : Le mariage, Zawâj ou An-Niqâh.

    3.1. Définition du terme Zawâj et An-Niqâh

    3.2. Définition du contrat en général et du contrat de mariage.

    3.3. Les statuts du mariage : Harâm (interdit); Wâjib (obligatoire); Moubah (permis); Maqrouh (répréhensible); Mandoub (recommandé).

    Écouter le cours 1 : 1h35 minutes

    Séance Questions et Réponses : 13 minutes

  • Cours 2 : Durée du cours: 1h45 minutes + Séance questions et réponses.
    Par le Dr.Hassan Amdouni
  •  
    Les fiançailles ( la Khitba ou khoutba )

    Sommaire du cours 2 :

    * Les fiançailles est une introduction au mariage
    * Les buts de la khitba.

    1. Définition linguistique et juridique du terme " khitba ".

    -Comment demander la main d'une personne : 1.Explicitement 2.Par allusion

    2. Une femme musulmane peut-elle demander la main d'un homme.

    3. Qui peut-on demander et qui ne pouvons-nous pas demander en mariage ou en fiançailles ?

    3.1. Interdiction, à l'unanimité, de faire la demande en mariage à une femme qui est dans sa période de 'idda, de viduité d'un divorce révocable. Que cette demande soit explicite ou par allusion.

    3.2. Interdiction de faire la demande explicite à une femme qui est dans sa 'idda de veuvage, mais il est permis de faire la demande par allusion.

    3.3. De même il est permis de faire la demande par allusion à une personne qui est dans sa période de viduité d'un divorce irrévocable.

    3.4. Que veut dire : "faire une demande par allusion".

    4. Peut-on faire une demande à une femme à qui une demande a déjà été faite ?

    4.1. Selon les dhâhirite, ce contrat est invalide.
    4.2. selon la majorité, le contrat est valide, mais celui qui à fait cette demande a commis un harâm
    4.3. Chez les malikites il y a 4 avis :

      1. Ce contrat est harâm;
      2. Ce contrat est valide, mais la personne a commis un harâm;
      3. L'imam Mâlik dit, s'il n'y a pas encore consommation du mariage, on défait le contrat et on annule le mariage.
      4. Dans le cas ou il y a eu demande non-officielle et qu'il n'y a pas eu d'acceptation claire :

        - Certains disent que dans ce cas, une autre personne peut faire sa demande à cette femme. (voir hadith entre Fatima et Ousâma qu'Allah les agrées )

    5. Se rétracter après une demande en fiançailles.

    5.1. Défaire les liens de fiançailles est légitime en Islam.
    5.2. Qu'en est-il des dédommagements dans le cas ou la personne a déjà investit dans des meubles ou autres.
    5.3. Les cadeaux doivent-ils être rendu ?

    6. Les conseils concernant les critères d'un ou d'une futur épouse.

    7. Quelles sont les limites permises à découvrir entre les fiancés ?

    Écouter le cours 2 : 1h45 minutes

    Séance Questions et Réponses : 33 minutes

  • Cours 3 : Durée du cours: 1h20 minutes + Séance questions et réponses.
    Par le Dr.Hassan Amdouni
  •  
    Le contrat de mariage en Islam.

    Sommaire du cours 3 :

     

    Écouter le cours 3 : 1h20 minutes

    Séance Questions et Réponses : 12 minutes

    • Cours 4 : Durée du cours: 1h20 minutes + Séance questions et réponses.
      Par le Dr.Hassan Amdouni
    La tutelle ( Al-wilâya ) et la contrainte au mariage.

    Sommaire du cours 4 :

    1. Le mariage des enfants en bas âge.

    2. Le mariage 'ourfi (l'usage) ou mariage oral.

    2.1. Définiton de l'usage

    3. Consignation du contrat de mariage par écrit.

    4. La tutelle (al-wilâya)

    Il y a plusieurs sortes de Wilâya:

    4.1. Selon les Hanafites 3 sortes de Wilâya:

      1. Wilâya 'ala nafs ( la tutelle d'une personne sur une autre personne);
      2. La tutelle sur les biens (pour les mineurs et les simples d'esprit);
      3. La tutelle sur la personne et les biens ( tutelle combinée).

    4.2. Selon les Malikites 2 sortes de Wilâya:

      1. La wilâya khâssa (limitée à quelques personnes bien déterminé (6 personnes));
      2. La wilâya 'âmma (c'est la tutelle du chef de l'état sur tout les croyants).

    4.3. Selon les Châfi'ites 2 sortes de Wilâya:

      1. La tutelle contraignante, obligatoire ( celle qui revient au père et au grand-père);
      2. La tutelle librement consentie.

    4.4. Selon les Hanbalites 2 sortes de Wilâya:

      1. La tutelle contraignante, obligatoire (celle qui revient au père, le délégué par testament, le désigné par le juge et le chef de l'état );
      2. La tutelle librement consentie.

    5. Condition du tuteur.

      1. Il doit être musulman.
      2. Ar-rouchdou ( c'est à dire qu'il sait reconnaitre une personne responsable d'une personne insouciante).

    6. Ne peux pas être tuteur :

      1. Le simple d'esprit;
      2. L'ivrogne;
      3. Une personne sénile.

    Écouter le cours 4 : 1h20 minutes

    Séance Questions et Réponses : 18 minutes 30 secondes

    • Cours 5 : Durée du cours: 1er partie: 54 minutes, 2ème partie : 48 minutes
      Par le Dr.Hassan Amdouni
    La tutelle suite et fin, Al-'athlou (empêchement par le tuteur). Et les conditions concernant les deux époux.

    Sommaire du cours 5 :

    1. Qu'est-ce que " Al-'athlou " ? Explication de la sourate 2 verset 232

    2. Qui sont les tuteurs ?

    2.1. L'imam Mâlik, Athawri, Alayth, Achâfi'i et la majorité des savants disent :
    Les tuteurs sont : le père, le grand-père maternelle, le père du père, le frère, le demi-frère, l'oncle, la maman, le neveu et ensuite le juge.

    3. Peut on se marier sans tuteur ?

    3.1. Hadith d'après Aicha (que Dieu l'agrée) a dit : L'envoyer de Dieu a dit : " Tout mariage contracté sans tuteur est invalide, invalide, invalide (il le répéta à trois reprises)." Rapporté par Ahmed et les sunan.

    4. Le mariage avec une personne avec laquelle il y a eu une relation de Zina.

    5. Les conditions concernant les deux époux pour que l'acte de mariage soit valide.

    5.1. Les conditions concernant les deux époux:

      1. La capacité de s'adonner aux transactions financières et sociales;
      2. La capacité de contracter des contrats en bon père de famille.

    5.2. Les conditions concernant la femme:

      1. Il faut qu'elle soit une femme naturelle, c'est-à-dire de naissance;
      2. Il ne faut pas qu'elle soit interdite de façon éternelle, (c'est-à-dire : les ascendants jusqu'au plus haut degré, les descendants jusqu'au plus bas degré, la fratrie et la descendance de la fratrie, les oncles et les tantes ainsi que les enfants de ses enfants.)
      3. Ainsi que les personnes interdites provisoirement; Référence : Sourate 4 Versets 23,24
      4. La femme en état de sacralisation.

    5.3. Les autres empêchements pour le mariage:

      1. La demande en mariage par une personne atteinte d'une maladie incurable;
      2. La femme dans sa période de veuvage. Divergence entre les savants sur cette question.

    5.4. Les empêchements pour l'homme:

      1. Interdiction d'épouser une femme polythéiste ni une athée. Réf. Sourate 60 Verset 10;

    6.Fatawas concernant la femme qui se converti mais qui était déjà mariée avec un non-musulman.

    7. L'empêchement par l'allaitement:

    Écouter le cours 5 (1er partie) : 54 minutes

    Écouter le cours 5 (2ème parite) : 48 minutes

  • Cours 6 : Durée du cours: 1er partie: 58 minutes, 2ème partie : 40 minutes + Séance questions & réponses de 24 minutes.
    Par le Dr.Hassan Amdouni

  • Les empêchements au mariage pour l'homme. Les témoins. Le mahr (dote). La kafâa.

    Sommaire du cours 6 :

    1ère partie. 58 minutes

    1. Conditions pour que  l'homme puisse se marier :

    - Pubère. - Saint d’esprit. - Etre capable de contracter des contrats commerciaux (responsabilité financière).

    2. Les empêchements au mariage pour l’homme :

    • Les mahârim ( sont interdits).
    • Les maladies transmissibles.
    • Les maladies graves.

    3. Le témoignage.

    3.1. Définition du témoignage. 

    3.2. Le but du témoignage.

    • C’est le fait de faire sortir une relation de la vie secrète à la vie publique.

    3.3. Les conditions concernant les témoins.

    4. Al-mahr ou Assadâq (la dote). 

    4.4. Définition du mahr et l’obligation de son versement.
    4.5. Objet du mahr et son origine.
    4.6. La valeur du mahr (aucune valeur maximale définie).
    -  La valeur minimale selon les différentes écoles juridiques.  
    -  Il est permis de reporter le mahr mais il doit être inscrit.

    2ème partie, suite du cours. 40 minutes.

    4.7. Le mahr est-il dû après consommation du mariage ou dès le tête à tête (khoulwa) même sans consommation. Avis des différentes écoles juridiques.
    4.8. En cas de divorce sans consommation du mariage. Que fait-on avec le mahr ?

    5. Al-kafâa

      •  Définition de la kafâa.
      •  La kafâa est-elle une condition de validité du mariage selon les différents avis juridiques ?

    Écouter le cours 6 (1er partie) : 58 minutes

    Écouter le cours 6 (2ème parite) : 40 minutes

    Séance Questions et Réponses : 24 minutes

  • Cours 7 : Durée du cours: 1h00
    Par le Dr.Hassan Amdouni
  •  
    Les droits et devoirs des époux.

    Sommaire du cours 7 :

    1. Droits et devoirs des époux      

    1.1.  Al-qiwâma, ou l'importance de désigner un responsable de groupe (amîr) et les obligations de celui-ci au sein du couple.

    1.2. Les responsabilités communes (houqouq mouchtarak) :

    - Les rapports intimes
    - L'héritage
    - Les liens d'alliance (al-mahârim)

        1.3. Les droits du mari (ou les obligations de la femme envers son mari):

    - L'obéissance au mari.
    - Le fait d'être présente à la maison et de ne pas déserter le foyer conjugal.
    - La femme doit préserver l'honneur de son mari en sa présence ou en l'absence de        celui-ci.
    - Le mari a le droit de refuser des personnes dans le foyer familial.
    - L’épouse a l'obligation de préserver la vie du couple.
    - Répondre à la bonté de son mari par la bonté.
    - Vivre selon ses moyens (ne peut pas lui demander au-delà de ses moyens).
    - Être sincère envers son mari et dans l'éducation de ses enfants.
    - Interdiction de parler de l’intimité de son mari en publique

        1.4. Les devoirs de l’homme vis à vis de sa femme et sa famille.  (À 41 minutes)

    - La sécurité économique selon ses moyens. (Le logement, la nourriture, l'habillement, les soins…)
    - Le respect des sentiments de sa femme. L’affection et le bon comportement envers sa femme.
    - Etre plein de compassion et pardonner ses fautes.
    - Préserver la pudeur de sa femme et son intimité.
    - Interdiction de parler de l’intimité de sa femme en publique.
    - Permettre à la femme de rendre visite à sa famille et à sa famille de lui rendre visite.
    - Aider sa femme dans les charges familiales.
    - Respect de la propriété privée de sa femme.
    - Etre juste envers sa femme.
    - Al-mout’a, cadeau de séparation en cas de divorce.

    Question juridique : La femme qui travaille, a-t-elle toujours droit à la nafaqa (c'est-à-dire la prise en charge par son mari) ?

    Question juridique : Les charges familiales (cuisine, ménage etc.) sont-elles une obligation pour la femme ? (A 58 minutes)

    Écouter le cours 7 : 1h00 de cours

  • Cours 8 : Durée du cours: 41 minutes + Séance questions et réponses.
    Par le Dr.Hassan Amdouni
  •  
    Les contrats de mariage interdits. 1er partie

    Sommaire du cours 8 :

    1. Les types de contrats interdits. ( 1ère partie).

    1.1 Le mariage avec échange sans dote (niqâh ach-chi’âr). Le Prophète a dit « il n’y a pas de mariage sans dote en Islam » d’après Ibn Mâjah et autres.

    1.2. Le mariage de jouissance (zawâj mout’a). Arguments des chiites et des sunnites avec explications détaillées.

    Écouter le cours 8 : 41 minutes

    Séance Questions et Réponses : 16minutes

  • Cours 9 : Durée du cours: 56 minutes
    Par le Dr.Hassan Amdouni
  •  
    Les contrats de mariage interdits. 2ème partie

    Sommaire du cours 9 :

    1. Les types de contrats interdits. ( 2ème partie).

    1.1 Le mariage du voyageur ( Zawaj mouakat / Zawâj mousâfir ).
    (Les seuls à valider ce contrat sont les chiites et une extrême minorité de certains savants Hanafit).

    1.2. Le mariage temporaire (Zawâj mouakat).

    1.3. La demande en mariage d’une femme qui a déjà répondu favorablement à un homme (futur mari).

    1.4. Zawâj mouhallil (divorce irrévocable définitif). Ici, vu que la femme a été divorcée à trois reprises, ils ne peuvent plus vivre ensemble.

    1.5. Zawâj al-missyâr (la femme ne réclame pas « An-nafaqa » la prise en charge ainsi que la présence permanente de l’homme à la maison).  

    Écouter le cours 9 : 56 minutes

  • Cours 10 : Durée du cours: 1ère Partie 22 minutes; 2ème Partie 22 minutes + Q&R.
    Par le Dr.Hassan Amdouni
  •  
    Le divorce en Islam.

    Sommaire du cours 10 :

    PREMIERE PARTIE

    1.Introduction générale et conceptes.

    DEUXIEME PARTIE

    2. Définition Littérale et juridique du divorce.

    3. Différence entre la terme "At-talâk" divorce et le terme "fasskhou" séparation.

    Écouter le cours10 1ère Partie: 22 minutes

    Écouter le cours10 2ème Partie: 22 minutes

    Séance questions et réponses: 25 minutes

  • Cours 11 : Durée du cours: 1ère Partie 1h04 minutes; 2ème Partie 31 minutes + Q&R.
    Par le Dr.Hassan Amdouni
  •  
    Le divorce en Islam.

    Sommaire du cours 11 :

    PREMIERE PARTIE

    1.Suite de la définition littérale et conventionnel du divorce.

    2. Pourquoi le divorce est accordé en priorité à l'homme ?

    3. Quel est le statut du divorce en Islam ?

    Son statut de base est le Makrouh (déconseiller). Mais le divorce peut aussi être pemis, Harâm (interdit) ainsi que obligatoire selon les circonstances.

    4. Le divorce d'innovation et le divorce Sounni.

    5. Les conditions à remplir pour que le divorce ai lieu.

    1er condition: La personne (homme et femme) doit être libre de son choix; pubère; saint-d'esprit; être musulman.

    2ème condition: L’intention. Il faut avoir eu au fond de soit l’intention véritable que nous voulions le divorce avec cette personne. Les chafi’ites disent que si le divorce a été prononcé par erreur, alors le divorce est invalide.

    3ème condition : Il faut citer le nom de la personne sujette à ce divorce.

    4ème condition : La formule utilisée lors de la prononciation du divorce. ( Détailles dans le cours 12 à venir).

    5.1. La révocation du divorce (ar-Rij'a). C'est le fait de reprendre contact et de continuer la relation existante. Rappelons qu’il est strictement interdit à un autre homme, durant la période de viduité, de demander cette femme en fiançailles ou en mariage. Que se soit de façon explicite ou implicite.

    DEUXIEME PARTIE

    6. Les cas pratiques de divorce.

    6.1. Le divorce sous la contrainte (At-talâq Al-moukrah). Selon la grande majorité des savants, ce divorce est invalide.

    6.2. Le divorce du plaisantin (At-talâq  Al-hâzil). La majorité des savants juges ce divorce comme étant valide.

    6.3. Le divorce de l’ivrogne. (At-talâq  Al-sikrân). Si l’état d’ivresse est profond et que cet état est dû à la consommation de substance non-interdite (médicament ou autres suite à un traitement…) alors le divorce n’est pas validé.

    Par contre, si cet état d’ivresse profond est dû suite à la consommation de produits enivrants (alcool…) ou drogue (donc substances interdites), dans ce cas, les quatre écoles juridiques juges ce divorce valide et effectif. Mais L’imam Tahâwi, l’imam Al-Kalkhi, l’imam Zoufa et une version de l’imam Abou Hanifa sont d’avis que ce divorce n’est pas validé. L’imam Ach-Chawkâni appui cette position, et c’est l’avis de ces derniers savants qui est mis en application actuellement dans les tribunaux des pays  musulmans.     

    7. Séance de questions et réponses.

    Écouter le cours11 1ère Partie: 1h04 minutes

    Écouter le cours11 2ème Partie: 31 minutes

    Séance questions et réponses: 18 minutes

  • Cours 12 : Durée du cours: 1er partie 1h10minutes; 2ème partie 20minutes + Q&R.
    Par le Dr.Hassan Amdouni
  •  
    Le divorce en Islam.

    Sommaire du cours 12 :

    PREMIERE PARTIE / 1h10 minutes

    1. Les conditions à remplir pour que le divorce ai lieu, suite…

    4ème condition : As-sîra ( la formulation utilisée).

    • Le divorce peut être formulé dans toutes les langues. (et non uniquement en Arabe).
    • Si la formule utilisée n’est pas «  je te divorce » mais que celle-ci est reconnue comme ayant ce sens là, alors la formule est acceptée.
    • En ce qui concerne le muet, la formule est celle utilisé dans le langage des signes.
    • Le divorce peut-être confirmé par un autre moyen que l’expression verbale direct à condition que ce moyen est sujet d’accord usuel dans le pays ou la ville, tel qu’une personne mandaté, un envoyer, un message via sms, e-mail, etc… (Ceci est sujet d’accord entre les juristes).

    5ème condition : Il faut qu’il y ai mariage pour qu’il puisse y avoir divorce.

    6ème condition : Les témoins lors du divorce.

    • La grande majorité des juristes n’exige pas qu’il y ai témoins.
    • Certains tabi’in (Mouhamed ibn Sîrin), ibn ‘Attâ et autres.. exige qu’il y ai témoins.

    7ème Condition :Quid ? Si on formule une intention de divorce dans le futur, sous conditions ou par jurement.

    • Le principe c’est que le divorce est effectif. 
    • En ce qui concerne le divorce soumis à condition  (c'est-à-dire, s’il arrive ceci, alors je divorce), la majorité des juristes disent que si cette condition arrive, alors le divorce a lieu. Ibn Hazm n’accepte pas ce divorce car, dit il, celui-ci n’est pas conforme.
    • Lorsque le divorce a lieu après un jurement (c'est-à-dire, je jure que si tu fais ceci, je divorce). La majorité des savants disent que ce divorce a lieu à l’exception d’Ibn Taymiyya et Ibn Al-Qayyim qui ne l’accepte pas car non conforme.
    • Lorsque le divorce est rattaché à l’avenir (c'est-à-dire, d’ici une année tu es divorcé) l’imam Mâlik et Abou Hannifa disent que le divorce à lieu sur le champ. Ibn Hazm n’accepte pas cette formulation car pour lui, ceci est une innovation non conforme à la sounna ni au Coran.

    2. Les deux sortes de divorce :

    • At-talâk bi baynouna As-soughra.  Ou talâk rij’î (le divorce effectif révocable non définitif). Le divorce des deux première fois.  Suivi de la période des trois cycles.
    • At-talâk bi baynouna Al-koubrâ.  (le divorce définitif irrévocable).  C’est lorsque le mari prononce le divorce pour la 3ème fois.

    Remarque: La période de trois cycles à respecter n’est pas d’application dans le cas ou il n’y a pas eu consommation du mariage.

    3. Le divorce d’une personne atteint d’une maladie incurable.
    - Ce divorce n’est pas valide. Et la femme hérite de cet homme en cas de décès.

    DEUXIEME PARTIE / 20minutes

    4. Les conseils et injonctions de la part de Dieu Exalté et de Son Messager pour préserver le mariage.

    • Il faut qu’il y ai une justification sérieuse pour le divorce.

    5. Séance de questions et réponses. / 19minutes


    Écouter le cours12 1ère Partie: 1h10 minutes

    Écouter le cours12 2ème Partie: 20 minutes

    Séance questions et réponses: 18 minutes

  • Cours 13 : Durée du cours: 1er partie 1h02minutes; 2ème partie 32minutes + Q&R.
    Par le Dr.Hassan Amdouni
  •  
    Le divorce en islam.

    Sommaire du cours 13 :

    Al-khoul’ (c’est le moyen par lequel la femme demande le renoncement de la vie conjugale).

    PREMIERE PARTIE

    1.Définition linguistique et conventionnel du terme Khoul’ 
    2.La formulation du khoul’ par la femme et l’acceptation de celui-ci par l’époux. Avis des différentes écoles juridiques.

      • La valeur de l’indemnité que la femme verse à l’homme lors d’un khoul’.

    3.Quand est-il permis de recourir au khoul’  ?
    La grande majorité des savants le permette durant les règles ainsi qu’en dehors de la période des règles.
    4.Le juge doit-il être présent pour validé le khoul’.
    Non, car la seul condition nécessaire au khoul’ est le consentement mutuel.  L’intervention d’un juge est demandée lorsqu’il n’y a pas consentement.

      • Lorsque la femme demande le khoul’, elle doit également respecter une période de trois cycles (la ‘idda) mais contrairement au divorce prononcé par l’homme, elle ne peut pas passée sa ‘idda sous le même toit que son mari.
      • Le khoul’ d’une femme prononcé durant une maladie incurable dont mort s’en suit, est valide.

    5.Le khoul’ est-il un divorce ou une annulation du mariage ?
    La majorité des savants l’assimile à un divorce car lors de l’évènement entre Thâbit et Fatima, le Prophète a prononcé le mot Talâk (divorce) : « Rend lui son vergé et divorce la ».
    D’autres disent qu’il s’agit d’une annulation. Et ils s’appuient sur un exégèse du verset 230 sourate2. (L’imam Ahmad, Daoud, Ibn Al-kayyim et autres…)

    DEUXIEME PARTIE

    6.La ‘idda de la femme qui est en période de viduité.
    2 avis sur cette question :
    - Le premier avis dit qu’il n’y a qu’un seul cycle. ( Othman, ibn ‘Abass, Un avis de l’Imam Ahmed, Isshaq ibn rahaway et Ibn Tayymiya).  Il s’appuie sur le Hadith Prophétique Sahih.
    - Le deuxième avis (qui est celui de la majorité des juristes), dit qu’il y a également trois cycles, tout comme le divorce prononcé par l’homme. Il s’appuie sur le verset coranique.

    7.Les causes permettant la séparation.
    7.1 - Lorsque le défaut était existant avant mariage et que les deux parties étaient conscient de celui-ci. (Les différents avis sur cette question).
    - Lorsque le défaut est survenu après le mariage. (Les différents avis sur cette question).

    8.L’emprisonnement de longue durée ou l’absence de longue durée.
    9.Les conséquences de la séparation.

    • Avant consommation du mariage (l’homme doit-il versé la dote ?).
    • Après consommation du mariage (l’homme doit-il verser la dote ?).

    10.Séance questions et réponses.  

    Écouter le cours13 1ère Partie: 1h02 minutes

    Écouter le cours13 2ème Partie: 32 minutes

    Séance questions et réponses: 11 minutes

  • Cours 14 :Durée du cours: 1er partie 1h00; 2ème partie 40minutes + Q&R.
    Par le Dr.Hassan Amdouni
  •  
    Le divorce en Islam.

    Sommaire du cours 14 :

    1ère PARTIE

    1. Définition linguistique et conventionnelle du terme 'idda.

    2. Le statut de la ‘idda.

    - Le statut de la 'idda est "l'obligation" pour les personnes concernées et citées dans la présente définition. La preuve est, entre autres, le verset 228 Sourate 2 et l’unanimité des savants sur la question.

    - La majorité des savants n’exigent pas une période de ‘idda suite à une relation hors mariage. Les Mâlikites et Châfi’ites, eux, exigent une période de ‘idda suite à une relation hors mariage.

    - Concernant la femme non-musulmane qui était mariée avec un musulman ou un non-musulman et qui divorce, l’avis de la majorité des savants exige également une période de ‘idda de sa part. Car selon eux, le verset est général (‘âm). D’autres avis minoritaires ne l’exigent pas, mais ces avis sont faibles.

    - L’imam Ach-châfi’i  dit que la ‘idda n’est pas due suite à une khoulwa même s’il n’y a pas eu consommation. Alors que pour les quatre Khalifs bien guidés, la ‘idda est due s’il y a eu une khoulwa après que le contrat de mariage ai été contracté, même s’il n’y a pas eu consommation de celui-ci.  

    - La ‘idda à la suite d’un décès est due, même s’il n’y a pas eu consommation du mariage.

    - La majorité des savants musulmans exigent la ‘idda d’un mariage fâsid (le mariage fâsid est un mariage incorrect, mais qui peut être corrigé) et c’est l’avis le plus fondé. Ibn Hazm Thâhiri n’exige pas de ‘idda dans ce cas ci.

    3. Les différentes sortes de ‘idda et leurs durées.

    - Al-Kourou (le nombre de cycle menstruel).

    - Ach-Chouhoûr (calculer selon le mois).

    - Al-wada’ (à l’accouchement).

    4. Les femmes concernées par la ‘idda.

    La femme enceinte ; la veuve ; celle qui n’a pas encore son cycle menstruel à cause de son bas âge ; la femme ménopausée ; celle dont le mari a disparu ; celle dont le cycle a disparu sans qu’on ne connaisse la raison.

    5. La période cyclique pour la ‘idda de toutes ces femmes.  

    Pour la femme divorcée, la période de la ‘idda est de 3 cycles menstruels.

    • La femme qui n’a plus son cycle menstruel sans que l’on ne connaisse la cause doit respecter une période de ‘idda de 9 mois plus 3 mois. Donc une ‘idda de 12 mois. C’est l’avis du Khalif Omar Ibn Al-khatâb (que Dieu l’agrée).
    • La femme enceinte, sa ‘idda se termine avec l’accouchement.

    -      La femme veuve enceinte, sa 'idda se termine également avec l'accouchement. Voir Hadith de Soubay'a.

    -      Les femmes qui n'ont pas encore de cycle menstruel, leur ’idda est de 3 mois.

    -      La femme dont le mari a disparu (al-mafkoud) :

                    Pour les hanafites et les chafi'ites, il faut le considérer comme vivant et donc on ne peut pas tirer profit de ses biens et la femme ne peut pas faire de 'idda.

                    Pour les Malikites et Hambalite, il faut attendre 4 ans et ensuite la femme fait une 'idda de 4mois et 10jours. Et cette fatâwa est celle qu'avait élaborée le Kalif Omar ibn Al-khattab.

    5.1. La durée minimale d'une grossesse :

    La durée minimale d'une grossesse avant accouchement est de 6 mois minimum.  

    2ème PARTIE

    6. Les obligations que la femme doit respecter durant sa période de 'idda.

    - La femme divorcée doit passer le temps de la 'idda dans le foyer conjugal. (Continuer à vivre avec son mari dans le but de susciter une réconciliation.) Voir, Sourate Le Divorce verset 1.

    - Durant la 'idda de veuvage, la femme ne peut pas sortir durant la nuit. Les Malikites et Hambalites le permette en cas de besoins et nécessités.

    - Durant la 'idda de veuvage la femme doit vivre chez elle et dormir chez elle. Car le Prophète a interdit à Fouray’a ibn Mâlik de faire sa ‘idda de veuvage chez ses parents.

    - Durant la période de viduité de la femme veuve, celle-ci doit respecter une période de deuil de 4 mois et 10 jours. (Attention, cette période de deuil est exceptionnellement pour la femme veuve. Car la période de deuil est de 3 jours).

    7. La prise en charge (nafaqa) de la femme pendant la période de viduité.

    - L’homme a l’obligation de prendre en charge sa femme durant la ‘idda d’un divorce révocable.

    - Pour celle qui est divorcé d’un divorce irrévocable définitif, les hanafites disent qu’il y a une prise en charge alimentaire et logement durant la période de ‘idda. Les Mâlikites et Hambalites se réfèrent au hadith de Fâtima ibn kays pour affirmer au contraire qu’il n’y a plus de prise en charge de la femme après un divorce irrévocable définitif.

    - Les imams Malik et Chafi’i disent qu’elle a le droit au logement uniquement.

    - Si la femme est enceinte après un divorce définitif irrévocable, elle a le droit à la prise en charge financière, alimentaire et logement jusqu’à l’accouchement.

    8. Le deuil de la femme veuve.

    9. La confirmation de la filiation des enfants.

    • C'est-à-dire que l’enfant a tous les droits liés à la filiation de son père.

    10. Le droit à l’héritage.

    • Si l’un des deux (mari ou femme) décède durant la période de ‘idda d’un divorce révocable non définitif, l’un comme l’autre ont le droit à l’héritage.
    • Si c’est à la suite d’un troisième divorce (c'est-à-dire divorce irrévocable définitif), alors il n’y a pas d’héritage.

    11. Séance questions et réponses.

    Écouter le cours 14 1ère Partie: 1h00

    Écouter le cours 14 2èmePartie: 40 minutes

    Séance de questions et réponses:6 minutes

  • Cours 15 : Durée du cours: 1er partie 1h13; 2ème partie 20minutes
    Par le Dr.Hassan Amdouni
  •  
    Le divorce en Islam. Dernier cours dans cette série de formations.

    Al-hâdâna ou al-kafâla (prise en charge des enfants après divorce ou veuvage)+ Mout’a (le cadeau de séparation).

    Sommaire du cours 15 :

    PREMIERE PARTIE

    1. Définition linguistique et juridique.

    2. Le statut de la hadâna.
    Le statut de la « hadâna » ou « kafâla » est l’obligation.

    3. L’ordre de priorité de la prise en charge des enfants.

    1. Le principe de base, c’est que la mère a priorité sur le père lorsque l’enfant est en bas âge. Sauf dans 2 cas : 
    - Si c’est une femme perverse et de mauvaises mœurs avéré.  

    - En cas d’apostasie.

    2. Le père.
    3. La priorité revient aux femmes.
    4. La grand-mère maternelle
    5. La grand-mère paternelle
    6. Arrière grand-mère paternel
    7. Arrière arrière grand-mère paternel.

    A partir de 9ans, l’enfant retourne chez son père. Les hanafites permettent à ce que l’enfant choisisse chez qui il veut aller. Mais le juge peut choisir où se situe l’intérêt de l’enfant et tranche pour l’intérêt de celui-ci.

    En résumé selon les différentes écoles juridiques :

    Les Malikites donnent priorité et dans l’ordre indiqué à: La mère, le père, la grand-mère maternelle, la tante maternelle, le grand père paternelle jusqu’au plus haut degré, la sœur, la tante paternelle la nièce du côté du père et le tuteur légal et ensuite les membres de la famille selon la répartition de l’héritage.

    Les Hambalites donnent priorité et dans l’ordre indiqué à: La mère, le père, grand-mère maternelle, la mère du grand père, le grand père, arrière grand-mère du côté du père jusqu’au plus haut degré, la tante paternelle et maternelle, la tante des parents, la tante de la mère, les tantes du père, une nièce du côté du père et ensuite toute personne prise en considération dans la répartition de l’héritage et ayant un lien de parenté.

    Les Chafiites donnent priorité et dans l’ordre indiqué à: La mère, le père, la grand-mère maternelle, la grand-mère paternelle, les sœurs, les tantes maternelle, les nièces du côté du frère, les nièces du côté de la sœur, les tantes maternelles et ensuite toute personne prise en considération dans la répartition de l’héritage et ayant un lien de parenté.

    Les Hannafites donnent priorité et dans l’ordre indiqué à : La mère, le père, la grand-mère maternelle, grand-mère paternelle, les sœurs, les tantes maternelles, les nièces du côté de la maman, les nièces du côté du père, les tantes du côté du père.

    4. Conditions à remplir pour avoir le droit à la prise en charge des enfants.

    - Être libre de toute contrainte, libre de prendre des décisions.
    - Personne sain d’esprit (Al-‘aqlou) et être mature (Ar-Rouchdou).
    - Personne ayant la capacité, du point de vue du caractère, de prendre des décisions.
    - L’honnêteté.
    - Etre un proche parent direct.
    - La personne doit être un mahram (dans le cas ou l’enfant qu’il va prendre en charge est une fille).
    - Les Hambalites ne permettent pas la prise en charge par un aveugle.
    - «  L’Islam » n’est pas une condition pour la mère dans la prise en charge jusqu’à l’âge du discernement c'est-à-dire 7 ans. Après cet âge il y a divergence à ce que l’enfant reste ou non chez sa mère. Pour les Hambalites et Chafiites, « l’Islam » (c'est-à-dire que la personne qui prend en charge doit être musulmane) est une condition pour la prise en charge.
    - Si la femme se remarie avec un étranger, le père a le droit de reprendre les enfants à sa charge. Cfr : Hadith Boukhari et Mouslim.

    5.Les éléments mettant fin ou interdisant la prise en charge.
    Selon la majorité des savants, si la personne qui a la charge de l’enfant se déplace à un endroit lointain, alors la hadâna prend fin et revient à l’autre parent.
    Si la personne est en incapacité suite à une maladie grave.
    Si la personne qui a la charge s’adonne à des actes pervers et à des péchés majeurs en publique.
    Si la mère se marie avec un autre homme.
    Si la personne qui a la charge n’est pas musulmane (pour les Chafiites et Hambalites).

    6. Prise en charge financière de l’enfant.
    Le père est celui qui prend financièrement en charge l’enfant, selon ses moyens.
    - Pour le garçon, la prise en charge est jusqu’à sa majorité.
    - Pour la fille, la prise en charge se fait jusqu’à son mariage.

    7. Droit de visite.
    Le père a le droit de voir son enfant chaque jour, par un simple coup d’œil depuis un endroit lointain.
    Le minimum de visite est d’une fois par semaine.
    Si la garde a été confiée au père, la mère a le même droit de visite.
    Après l’âge de discernement, à partir de 8 ou 9 ans, le parent a le droit de voir son enfant en dehors des heures et jours de visites.  

    2eme PARITE : CHAPITRE FINAL

    8. Al-mout'a (le cadeau de séparation).
    8.1. Définition du terme mout’a.
    8.2 Explication de ce terme et sa sagesse.

    9. Statut de ce cadeau (mout’a).
    Pour les Hanafites et Hambalites, il est recommandé. Mais celui-ci peut devenir obligatoire dans des cas bien déterminés. Leur argument s’appuie sur le Verset 49 Sourate Al-Ahzâb. 
    Pour les Chafiites, il est obligatoire. Leur argument s’appuie sur la Sourate 2 Verset 234.
    Pour les Malikites, il est recommandé.

    10. La valeur de la mout’a.
    Sa valeur est de maximum la moitié de la dot versée lors de la contraction du mariage.

    - Pour les Hannafites, la mout’a  ne peut pas être inférieure à 5 pièces en argent pour le pauvre. - -Pour les Chafiites le mout’a est de minimum 30 pièces en argent et ils ne mettent pas de maximum.
    - Pour les Malikites et Hambalites disent que l’homme verse un cadeau selon ses moyens.

    Écouter le cours15 1ère Partie: 1h13 minutes

    Écouter le cours15 2ème Partie: 20 minutes